En obtenant le dernier siège de la majorité, le 9 mars, j’ai l’honneur de siéger au Conseil municipal de Verrières le Buisson depuis le 15 mars 2008. Elue u premier tour avec 61.07 % des suffrages, la liste conduite par Bernard Mantienne était reconduite. De premier non-élu (une place que j’ai occupé avec assiduité pendant quelques années !), je devenais dernier élu. Mais que l’on soit premier ou dernier, les droits et les devoirs sont les mêmes, vis-à-vis des habitants que nous représentons.
Siéger au sein d’une assemblée, quelle qu’elle soit, est un acte fort qui amène bien des réflexions. Tout d’abord, pourquoi suis-je là ? Depuis maintenant quatre années, je travaille au sein de la fonction publique territoriale et j’ai acquis une notion qui m’était jusque là inconnue : le service public. Au-delà des mots et des polémiques stériles et inutiles qu’il provoque, le service public est un concept fort. Aider les personnes dans leurs démarches, leur rendre service, leur apporter du service… Rechercher le juste équilibre entre les dépenses publiques et les recettes que l’on pioche dans le porte-monnaie de nos concitoyens…
Au cœur d’une commune, le service public est encore plus fort. La relation entre les élus, l’administration et les habitants est directe. Sans intermédiaire. D’ailleurs, cette population se superpose sans toujours s’en apercevoir. Un élu est avant tout un administré, un agent est souvent aussi un administré… Nous travaillons pour les autres tout en faisant partie de ces autres.
Etre élu, c’est aussi être vigilent. Chacun défend des valeurs et nul n’a le droit de se renier, comme nous le voyons trop souvent en politique. Au sein du Conseil municipal, je ne veux pas faire de politique. Je n’ai pas été élu pour cela. Nous n’avons pas été élus pour cela. Mon rôle, notre rôle, est d’offrir un maximum de services publics aux Verrièrois, tout en respectant et en gérant au mieux les recettes qu’ils nous attribuent.
Moins dépenser ou dépenser mieux, assurer la sécurité physique et morale, apporter le soutien dont ont besoin les moins favorisés. Mais aussi embellir la ville, la valoriser, conserver son âme culturelle et historique. Développer le sentiment d’appartenance à une même communauté d’hommes et de femmes. Rechercher la confiance de ceux qui nous ont donné les clefs de la ville pour les six prochaines années. Et ne pas les décevoir. Un défi pour six ans. Et bien plus…